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La Machine de Turing

de Benoit Solès

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La Machine de Turing

de Benoit Solès

Infos / réservations: 02 761 60 30

Durée: 1h20

:: MISE EN SCÈNE Tristan Petitgirard AVEC Benoit Solès, Amaury de Crayencour DÉCOR Olivier Prost LUMIÈRES Denis Schlepp MUSIQUE Romain Trouillet VIDÉO Mathias Delfau COSTUMES Virginie H ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Anne Plantey ENREGISTREMENT VIOLONCELLE SOLO René Benedetti VOIX OFF Bernard Malaka, Jérémy Prévost COPRODUCTION Atelier Théâtre Actuel, Acmé, Fiva Production et Benoit Solès

infos

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Type: Théâtre


Inspirée par la pièce de Hugh Whitemore
BREAKING THE CODE
Basée sur ALAN TURING : THE ENIGMA d'Andrew Hodges

Molière du Théâtre privé
Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé pour Benoit Solès
Molière de l'Auteur francophone vivant pour Benoit Solès
Molière du Metteur en scène d'un spectacle de Théâtre privé pour Tristan Petitgirard


Benoît Solès remonte le temps et retrace le destin, aussi fascinant que tragique, du mathématicien Alan Turing. Un homme qui a changé le monde. Interprétée par deux excellents comédiens, pas étonnant dès lors que cette pièce captivante ait fait carton plein tant au Festival Off d'Avignon qu'à Paris. Attention, succès annoncé !

Manchester. Hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. D'allure peu conventionnelle, il n'est d'abord pas pris au sérieux mais sa présence n'échappe pas aux Services Secrets. Et pour cause, Alan Turing est un homme détenant de nombreux secrets… De son incroyable acharnement pour briser le code « Enigma », utilisé par l'armée allemande pour ses communications secrètes, nous découvrons un homme atypique et attachant, inventeur d'une « machine pensante »… Marqué à jamais par la mort de son ami d'enfance, Christopher, Alan Turing sera finalement condamné pour homosexualité et mettra fin à ses jours.

La Machine de Turing pour décoder l'inventeur de l'ordinateur (Catherine Makereel - Le Soir)

La machine de Turing pour décoder l'inventeur de l'ordinateur
Par Catherine Makereel (Le Soir)

Récompensée en France par quatre Molières, cette pièce de Benoît Solès retrace le destin chaotique d'Alan Turing.

Au cinéma, il y a eu, entre autres, Imitation Game. Sur scène, plus récemment, il y a eu Codebreakers. Et voici maintenant La machine de Turing. Ces derniers temps, l'histoire d'Alan Turing occupe l'espace culturel plus densément que les lignes de codes sur l'écran d'un geek. Lui qui inventa l'ancêtre de l'ordinateur, façonnant en quelque sorte le monde obnubilé par les machines que nous connaissons aujourd'hui, fait donc l'objet d'une biographie théâtrale. Un « biopic » dirait-on au cinéma. Dans une pièce parfaitement huilée, Benoît Solès retrace le destin d'un homme qui oeuvra, dit-on, à limiter le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale en travaillant pour les services secrets britanniques – décryptant notamment le code secret des nazis,
généré par leur fameuse machine Enigma – mais ne fut pas vraiment récompensé en retour puisque, quelques années plus tard, il sera condamné par la justice à cause de son homosexualité et forcé à subir une castration chimique. Désespéré et humilié, il se suicidera en 1954, à 42 ans, en ingurgitant une pomme empoisonnée au cyanure, comme Blanche-Neige qu'il adorait. La légende veut d'ailleurs que le sigle d'Apple, et sa pomme à moitié croquée, soit un hommage au mathématicien de génie et précurseur de l'intelligence artificielle.

A la mise en scène, Tristan Petitgirard règle le rythme de cette Machine de Turing comme un programmeur fabrique un nouveau logiciel, autrement dit, minutieusement. Le jeu, le décor, les lumières, les projections vidéos : tous les rouages s'agencent à la perfection pour que les deux comédiens – Benoit Solès lui-même, accompagné d'Amaury de Crayencour – puissent échafauder à eux seuls les mille et une ramifications d'un destin hors du commun.

Tout commence en 1952, à Manchester, dans le bureau du Sergent Ross. Le professeur Turing est venu dans ce commissariat porter plainte suite à un cambriolage à son domicile. Hélas, de victime, Alan Turing va devenir coupable quand il s'avère que le voleur n'est autre que l'amant du cryptologue, trahissant une homosexualité durement condamnée à l'époque. Au fil de l'interrogatoire, Alan Turing déroule son histoire.

Drôle et attachant
En quelques furtifs changements de costumes et de décor, les comédiens opèrent les différents flash-backs. On passe des couloirs du King's College de Cambridge aux coursives du manoir de Bletchley Park, dans le Buckimghamshire, où les petits génies des mathématiques tentaient de décrypter le fonctionnement de l'Enigma, et donc les messages des nazis. On y croise aussi bien Winston Churchill que des délinquants sillonnant les rues mal famées de Manchester, là où Turing fera une malencontreuse rencontre amoureuse.

Dans le rôle du savant, brillant scientifique mais véritable handicapé social, Benoît Solès campe un personnage à la fois drôle et attachant. Maladroit, excentrique, bégayant, il joue le décalage mais sans sombrer dans la caricature autistique. A ses côtés, Amaury de Crayencour assume tous les rôles secondaires avec une fluidité épatante. Les scènes sont brèves, enlevées, cadencées.

Résultat : on plonge avec gourmandise dans ce destin extraordinaire, convoqué avec une belle économie de moyens. Il suffit d'un bureau, un tableau noir, un banc ou une bicyclette pour se promener dans une fable qui questionne les contours de l'intelligence et de la morale. Et imbrique savamment la petite histoire dans la grande.
plus d'infos
Le Soir La Première La Trois

Dates >

23/10/2019 à 20h30Full
24/10/2019 à 20h30Full
25/10/2019 à 20h30Full

Tarif E

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